Miwa Nishimura, entre le réel et le merveilleux

"Oeil", Paradis perdu, Miwa Nishimura

Plasticienne et photographe d’origine japonaise, Miwa Nishimura a étudié à l’Ecole Joshibi de Tokyo puis aux Beaux-arts de Barcelone. Ses œuvres numériques mettent en scène de petites créatures à son image, qui déambulent dans un monde merveilleux et bucolique. Installée en région parisienne depuis 1997, l’artiste nous ouvre les portes de son univers féerique…

"3 septembre 18h00", Paradis perdu, Miwa Nishimura

Pouvez-vous nous décrire votre démarche artistique ?

Mes photographies sont comme des instants théâtraux en deux dimensions, des scènes de performance. J’essaie d’y interroger les comportements et les rapports sociaux et intimes, ainsi que les dépendances et les aliénations propres au monde contemporain. Je m’intéresse aussi à la relation que le spectateur tisse avec son imaginaire.

Votre travail semble lié au rapport entre grand et petit, entre illusions et réalité : pouvez-vous nous en dire plus ?

Je pense qu’il existe une dualité dans la vie de chaque être. Lorsqu’il y a de la lumière, il y a de l’ombre. J’aime opposer différents mondes au sein de mes images. La fusion des genres est centrale dans ma création, elle permet de faire naître de nouvelles sensations, à la lisière du visible et de l’invisible.

Quel rôle le numérique joue-t-il dans cette démarche ?

La photographie est l’occasion de saisir le temps présent, l’actualité, tandis que la peinture permet d’apporter une dimension fictionnelle. Le numérique est indispensable pour marier ces deux aspects comme je souhaite le faire.

Vous êtes diplômée de l’Ecole d’Art et de Design Joshibi à Tokyo, vos origines japonaises ont-elles une influence sur votre œuvre ?

Il est certain que les artistes sont marqués par leur culture d’origine : religion, traditions, rituels, géographie… Lorsque je travaille, je joue avec tous ces éléments, toutes ces particularités. Elles m’imprègnent. En 2011, le Japon a connu une catastrophe naturelle désastreuse, ce qui est d’autant plus important que dans l’art japonais, la nature est représentée comme une puissance qui dépasse celle des êtres humains. Cette réflexion traverse également mes œuvres.

Propos recueillis par Camille P.

"11 mai 12h15", Paradis perdu, Miwa Nishimura

"Nappe violette", Paradis perdu, Miwa Nishimura

Toutes ses photographies sont à découvrir sur son site internet.

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